Accueil Informations Forum Galerie Contacts

 

 

Rubriques

La une
Documents du parti
Politique nationale
Nouvelles de Kinshasa
Nouvelles des provinces
Actualités africaines
Politique internationale
Analyse
Sports et loisirs
Courriers des lecteurs
Archives
Liens
Galeries photos

illustration infos

Affrontements entre des partisans de Bemba et des soldats

Associated Press (AP)  Eddy Isango

22/03/2007 14h52 - Mise à jour 22/03/2007 15h14

De violents coups de feu ont éclaté aujourd'hui à Kinshasa, près de la maison de Jean-Pierre Bemba, candidat malheureux au second tour de la présidentielle de la République démocratique du Congo (RDC), selon des témoins et des responsables de l'ONU. Des soldats ont été déployés dans la capitale, mais des tirs et des explosions -qui ont provoqué la fuite d'habitants- étaient toujours entendus en cours d'après-midi.

Didier Rancher, porte-parole militaire de l'ONU, a parlé d'une «situation de crise» en fin de journée. «Il y a des tirs de mortier, même maintenant. Il y a certainement eu des morts, bien que nous n'ayons aucun chiffre. En ce moment, notre priorité», ce sont notamment «les blessés». Il a précisé que des véhicules blindés s'employaient à évacuer des élèves bloqués dans les écoles et des employés barricadés dans des immeubles de bureaux, ajoutant ne disposer d'aucune information sur le nombre de blessés.

Des hommes portant l'uniforme de la garde armée de Jean-Pierre Bemba pouvaient être vus en train de tirer, mais la plupart des combattants étaient cachés et difficiles à identifier, selon un photographe de l'Associated Press présent sur place.

Il s'agissait des premiers combats à Kinshasa depuis que Joseph Kabila, installé à la présidence le 6 décembre, est devenu le premier chef d'État librement élu de RDC depuis 1960. La garde de Jean-Pierre Bemba -qui avait initialement rejeté les résultats du scrutin- a refusé un démantèlement comme promis dans le cadre de l'accord avec le gouvernement du président Kabila.

Aujourd'hui, des tirs et de fortes explosions ont éclaté près de la maison de Bemba à la mi-journée, d'après M. Rancher. Il a précisé qu'on ignorait qui était à l'origine des violences, mais a confirmé que des membres de la garde de l'ancien vice-président étaient engagés dans des combats contre des soldats congolais.

Jean-Pierre Bemba a appelé les membres de sa garde, via une station de radio soutenue par l'ONU, à regagner leurs quartiers. On ignore dans l'immédiat si les combattants se sont pliés à ses instructions.

Vers 17h30 locales cet après-midi, deux obus de mortier tirés depuis Kinshasa sont tombés à la mairie de Brazzaville, capitale de la République du Congo, causant uniquement des dégâts matériels, a constaté l'Associated Press sur place.

Selon le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain Akouala, il s'agissait d'obus de mortier «d'une grande portée qui a pu franchir les quatre kilomètres» séparant «Brazzaville et Kinshasa». Il a appelé «les deux parties en conflit (en RDC) à la retenue afin de chercher des solutions négociées. La violence d'où qu'elle vienne n'est pas la bonne voie», a-t-il souligné.

 


Kinshasa replonge dans la violence, cinq mois après les élections

KINSHASA (AFP) - 22/03/2007 21h53

Kinshasa s'est retrouvée plongée jeudi dans la spirale de la violence avec des échanges de tirs nourris entre l'armée régulière et la garde de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, qui ont fait au moins deux morts et plusieurs blessés.

La capitale congolaise n'avait pas connu de tels affrontements depuis la période post-électorale d'août et de novembre 2006.

De 11H30 GMT à la tombée de la nuit, des tirs à l'arme lourde et légère ont retenti dans la commune de la Gombe (nord), aux abords des résidences du sénateur Bemba. Ce dernier refuse jusqu'à présent de voir les soldats affectés à sa sécurité à l'époque où il était vice-président du gouvernement de transition (2003-2006) intégrer l'armée régulière, estimant que sa sécurité n'est pas garantie.

A 17H00 GMT, Jean-Pierre Bemba, adversaire malheureux de Joseph Kabila à la présidentielle d'octobre 2006, a appelé à un cessez-le-feu au micro de la radio Okapi, parrainée par l'ONU. "Mon message est un appel à toutes les parties à la paix et au calme, et pour demander un cessez-le-feu", a déclaré l'ancien chef rebelle, appelant "chacun" à "rentrer dans son campement d'origine".

Depuis, les tirs ont diminué, mais pas cessé. Le porte-parole du gouvernement devait faire une déclaration dans la soirée à la télévision nationale.

"Il y a un mort parmi le personnel du Pnud (Programme de l'ONU pour le développement). Il y en a un autre qui a été tué dans l'effondrement d'une mezzanine dans l'immeuble d'une banque qui a été touché par un obus", a indiqué à l'AFP un diplomate en poste à Kinshasa.

Ces violences ont fait au moins quatre blessés civils, dont un Belge et une Française, selon des sources diplomatiques.

Aucun bilan n'était disponible jeudi soir du côté des belligérants.

Dès les premiers tirs, la population a déserté le quartier, les écoles et ministères ont fermé sur ordre du gouvernement, et les ambassades ont conseillé à leurs ressortissants de rester calfeutrés chez eux.

Dans l'après-midi, les tirs - de mortier et des coups de canon - ont "gagné en intensité" et le périmètre des violences s'est élargi, à mesure que chaque camp déployait ses troupes, a affirmé à l'AFP un officier de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc).

La garde présidentielle s'est massivement déployée dans la Gombe et a engagé plusieurs chars, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Ce qui est compliqué dans cette situation, c'est qu'il n'y a pas de ligne de front. Les militaires des deux camps se déploient partout où ils peuvent, dans les rues, dans les jardins des immeubles. Ils se tirent dessus, mais le plus souvent au jugé. Il y a beaucoup de balles perdues", a indiqué un second diplomate.

La Monuc a procédé dans l'après-midi à des évacuations de ses personnels et de civils se trouvant dans le périmètre des violences, dont des enfants de l'école française.

En revanche, les quelque 90 élèves et enseignants coincés au lycée français et les 350 élèves et professeurs de l'école belge voisine s'apprêtaient "à passer la nuit sur place", a-t-on indiqué de sources diplomatiques. Des dizaines d'écoliers congolais étaient également bloqués dans leurs établissements de la Gombe.

En août et novembre, des affrontements postélectoraux entre Forces armées de RDC (FARDC), policiers et gardes de M. Bemba avaient fait une trentaine de morts à la Gombe.

La tension est très forte depuis lundi dans ce quartier, en dépit d'un important dispositif de blindés de l'ONU, qui avait jusqu'alors permis d'éviter des dérapages.

Jeudi matin, l'armée a renforcé son dispositif alors que les hommes de M. Bemba étaient sortis dans les rues, munis de kalachnikov, de lances, et d'amulettes réputées magiques. Les tirs ont éclaté alors que les FARDC se déployaient.

Dans la soirée, le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé aux deux parties de "cesser immédiatement les échanges de tirs, d'agir avec responsabilité et de résoudre leurs différends par des moyens pacifiques". De son côté, la Commission européenne a lancé "un appel au calme".

La RDC sort d'une difficile transition politique, entamée en 2003 après une guerre de près de cinq ans et sanctionnée par des élections en 2006.

© 2007 AFP

 


Kinshasa: les tirs "ont gagné en intensité", des armes lourdes engagées

AFP

22 mar. 07 - 15h49

KINSHASA, 22 mars 2007 (AFP) - Les tirs "ont gagné en intensité" jeudi après-midi entre armée régulière et garde de l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba à Kinshasa, où des détonations d'armes lourdes ont été entendus, a déclaré à l'AFP un officier de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc).

"Les tirs ont gagné en intensité. Il y a eu d'abord des RPG (lance-roquettes), puis quelques tirs de mortier et des coups de canon" dans un périmètre d'environ un kilomètre carré où se trouvent les résidences de M. Bemba, a affirmé cet officier sous couvert d'anonymat.

Des chars de la garde présidentielle "ont été engagés", a-t-il ajouté, précisant n'avoir pour le moment "aucun bilan" de ces violences.

Les échanges de tirs ont débuté vers 11H30 GMT entre soldats des Forces armées de RDC (FARDC) et gardes rapprochés de M. Bemba, qui refuse de voir ses hommes intégrer l'armée régulière, estimant n'avoir pas de garanties pour sa sécurité.

 


Kinshasa: tirs d'arme légère, fortes détonations près de résidences de Bemba

AFP

22 mar. 07 - 13h59

KINSHASA, 22 mars 2007 (AFP) - Des tirs d'arme légère suivis de fortes détonations ont éclaté jeudi à Kinshasa près de résidences de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, dans un secteur où sa garde est largement déployée et où l'armée a renforcé sa présence, a rapporté une journaliste de l'AFP.

Les premiers tirs de Kalachnikov ont retenti peu avant 11H30 GMT dans un quartier résidentiel situé entre les deux maisons de M. Bemba dans la commune de la Gombe (nord).

De nombreux gardes armés de M. Bemba étaient déployés dans le secteur, bandeau rouge sur le front et parfois armés de lances, en plus de leurs fusils d'assaut.

Ces tirs ont été rapidement suivis de fortes détonations et de salves de mitrailleuse. Les tirs étaient presque continus depuis 11H35 GMT.

"Il y a eu beaucoup de tirs, de Kalachnikov puis de (lance-roquettes) RPG-7. Difficile de dire s'il y a eu de l'armement lourd engagé pour le moment", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire occidentale.

"Les gens de Bemba ont multiplié les provocations depuis ce matin. Ils sont sortis de leur périmètre (devant les résidences), ont chanté et dansé avec leurs bandeaux rouges sur la tête en signe de guerre", a poursuivi cette source.

Dans la matinée, l'armée s'est massivement déployée dans le secteur. La tension est très forte depuis plusieurs jours dans ce quartier, en dépit d'un important dispositif de blindés de l'ONU.

M. Bemba refuse de voir les militaires affectés à sa sécurité à l'époque où il était vice-président regagner l'armée régulière, jugeant totalement insuffisant les 12 policiers affectés par décret à sa sécurité.

Le chef d'état-major général avait appelé tous les soldats détachés auprès des vice-présidents pendant la transition politique - commencée en 2003 après une guerre de près de cinq ans et sanctionnée par des élections en 2006 - à regagner leurs quartiers à partir du 15 mars.

Deux anciens vice-présidents et ex-chefs rebelles, Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa, ont protesté contre cet "ultimatum". Toutefois, seuls les gardes de M. Bemba, adversaire malheureux de Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, se sont déployés en arme dans les rues, tout autour des résidences de leur chef.

Ces hommes sont majoritairement natifs de la province de l'Équateur, région d'origine de M. Bemba qu'il a contrôlée pendant la dernière guerre à la tête de la rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui est devenu un parti politique d'opposition.

 


Kinshasa : W. Swing appelle à un cessez-le-feu

| 22 March 2007 à 19:59:45

Les affrontements entre les éléments de garde de l'ex vice-président et les FARDC se sont poursuivis ce jeudi jusque dans l'après-midi dans la commune de la Gombe. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC a appelé les deux camps à observer immédiatement un cessez-le-feu, rapporte radiookapi.net

M. William Swing s'est dit préoccupé par les affrontements entre les deux parties, à savoir les FARDC et les gardes du sénateur Jean-Pierre Bemba. C'est ainsi qu'il s'est investi pour mettre en place un cessez-le-feu : « Maintenant, on continue de faire ce qu'on peut pour convaincre tous les effectifs qui sont en train de se battre de regagner leurs positions. Les gardes de Jean-Pierre Bemba doivent regagner la résidence de ce dernier, et les autres leurs casernes ; ça ne peut pas continuer comme ça parce que cette situation coûte très cher au pays. Et nous demandons à toutes les deux parties, à tout le monde qui est impliqué de cesser le feu le plus vite possible et immédiatement pour éviter les dégâts matériels et surtout les pertes en vies humaines. Avec le cessez-le-feu, tout est possible, sans cessez-le-feu, rien n'est possible .» Le chef de la Monuc a aussi précisé que les deux camps ont accepté le principe d'un cessez-le-feu. « Il reste seulement un peu de discipline de la part des deux belligérants pour qu'ils cessent les affrontements et regagnent leurs positions initiales. Le fait qu'ils aient accepté le principe du cessez-le-feu, c'est un pas en avant. Mais il n'y a pas de temps à perdre, il faut mettre en place un cessez-le-feu immédiatement », a dit M. Swing.

Par Okapi

 


Jean-Pierre Bemba appelle ses gardes et les FARDC à rentrer à leurs campements

| 22 March 2007 à 19:43:43

La situation est encore plus confuse au centre ville de Kinshasa ce jeudi soir. Des tirs se sont intensifiés dans le périmètre autour du bureau de l’ancien Vice-président Jean-Pierre Bemba sur le boulevard. Celui-ci appelle ses gardes ainsi que les FARDC à rentrer chacun dans leurs campements, rapporte radiookapi.net

Des tirs sont aussi entendus aux alentours du collège Boboto, vers la paroisse de Fatima, à l'entreprise Marsavco et meme vers la gare centrale. Il est difficile, pour l’instant, d’expliquer ce qui se passe réellement. Dans l’entre-temps, les élèves fréquentant les écoles de cette zone rouge sont toujours bloqués dans les salles de classe. Des agents d’entreprises sont cachés, qui dans des caves, qui dans des couloirs. Dans le reste de la ville, particulièrement à la cité, la tension est moindre. La population circule plus ou moins normalement. Mais des sources concordantes ont fait état des mouvements de soldats du côté de Maluku, dans la périphérie de Kinshasa. Des mortiers ont même touché le bâtiment abritant la Banque Internationale Africaine au Congo, Biac. Il est situé sur le boulevard du 30 juin, non loin du bureau de l’ancien vice président Jean-Pierre Bemba. Aux environs de 18 heures, heure locale, le sénateur Jean-Pierre Bemba a été joint par radiookapi.net. Il a appelé au calme et à la paix. « Qu'il y ait un cessez-le-feu pour que les esprits rentrent au calme. Je souhaite que les gardes commis à ma sécurité puissent rentrer dans leur campement et que ceux des FARDC rentrent dans leur campement, afin de discuter des conditions politiques ». L’ancien vice-président dit appeler au cessez-le-feu, en commençant par sa propre garde. »Que le cessez-le-feu puisse être appliqué, respecté et que chacun reste dans son campement d'origine ». Jean-Pierre Bemba se dit aussi prêt à rencontrer le président Joseph Kabila pour discuter de la situation. « Je suis prêt à parler avec qui que ce soit qui souhaite avoir la paix et la tranquillité dans cette ville, dans ce pays ». En ce qui concerne l’appel de William Swing qui a demandé qu'il y ait un cessez-le-feu, l’ancien vice-président dit l’appuyer et le soutenir totalement. Ce jeudi matin, rappelle radiookapi.net, les dispositifs des FARDC et ceux des gardes de l’ancien vice président Jean-Pierre Bemba avaient été renforcés. Cette situation fait suite au communiqué de l’état major général des FARDC du 6 mars dernier. Le communiqué demandait aux anciens vice-présidents de faire retourner leurs gardes dans les rangs des FARDC.

Par Okapi

 


RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO    22/3/2007   20.48

KINSHASA : TIRS, LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DEMANDE LE CESSEZ-LE-FEU

"Les tirs continuent, il y a des blessés, on en a même ramené ici dans la cour de la Monuc, de différentes nationalités. Il y a aussi des morts, mais il nous est impossible de dresser un bilan car il y a une grande confusion" vient de référer à la MISNA Didier Rancher, porte-parole militaire de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc) contacté à Kinshasa. "Malgré l'appel au cessez-le-feu diffusé par Jean-Pierre Bemba vers 19 heures – a-t-il poursuivi - les affrontements n'ont pas encore cessé et les militaires, ceux de Bemba et ceux des Forces armées, occupent encore une partie du centre", autour de la résidence et des bureaux de M. Bemba. Les affrontements entre la garde armée de l'ancien vice-président et les soldats réguliers ont bloqué un grand nombre de civils dans les bureaux et les habitations de la zone, située dans le quartier de La Gombé. Des sources journalistiques ont dressé un bilan d'au moins trois civils tué, dont un employé du PNUD, mais pour l'instant la Monuc ne peut confirmer l'information. La MISNA a appris d'une source journalistique locale que l'ambassadeur du Nigeria avait été blessé aux jambes. Un nouvel appel au cessez-le feu vient d'être lancé, par le Conseil de sécurité de l'ONU : "les membres du Conseil enjoignent aux deux parties de cesser immédiatement les échanges de tirs, d'agir avec responsabilité et de résoudre leurs différends par des moyens pacifiques" et sont "particulièrement préoccupés des risques de débordement de la violence au dépens de la population civile, y compris des enfants", a dit l'ambassadeur d'Afrique du sud Dumisani Kumalo, qui préside le Conseil en mars, dans une déclaration de presse. Le Conseil a dit soutenir "les efforts de la Monuc pour aider à apaiser la situation et l'encouragent à aider à affronter ce défi en matière de sécurité en sauvegardant le processus politique en cours".

MISNA

 


KINSHASA : TIRS, DÉPLOIEMENT DE CASQUES BLEUS POUR PROTÉGER LES CIVILS -

Les tirs continuent aux environs de la résidence et des bureaux du numéro un de l'opposition, l'ancien chef rebelle Jean-Pierre Bemba, entre sa garde armée et des soldats réguliers des Fardc. "Les premiers tirs, dont on ignore l'origine, ont éclaté vers midi et depuis ils ont monté en intensité et continuent. Les soldats, environ 500 de chaque côté, occupent un périmètre restreint, d'environ 300 sur 700 mètres" réfère à la MISNA le porte-parole militaire de la Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo (Monuc), le lieutenant-colonel Didier Rancher. "La Monuc a déployé sur place 250 casques bleus. Notre priorité, contenue dans notre mandat – poursuit-il – est de tenter de protéger les civils et d'évacuer les personnes qui sont coincées dans les habitations voisines ou les bureaux". On ignore pour l'instant si ces affrontements ont fait des victimes. "Nous essayons de créer des passerelles aussi bien au niveau politique que militaire pour faire cesser ces combats. Des réunions sont en cours à tous les niveaux et William Swing (représentant spécial du secrétaire général de l'ONU dans le pays) est personnellement au travail pour aider à trouver une solution" a conclu le porte-parole militaire. D'après des sources journalistiques locales, la population a déserté le quartier, les écoles et ministères ont fermé sur ordre du gouvernement et les ambassades ont diffusé des consignes de sécurité, enjoignant leurs ressortissants à rester enfermés chez eux. La tension était palpable depuis plusieurs jours à cause des réticences des militaires affectés à la garde de l'ancien vice-président de transition Bemba et des autres ex vice-présidents (Azarias Ruberwa a également près de 600 hommes affectés à sa sécurité) à regagner les rangs de l'armée, comme l'a ordonné le chef d'état-major général.

MISNA

 


RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO    22/3/2007   19.42

KINSHASA : DES VICTIMES CIVILES, APPELS AU CESSEZ-LE-FEU -

Au moins trois civils auraient été tués et plusieurs autres blessés dans les affrontements qui opposent depuis ce midi des centaines de soldats de la garde rapprochée du sénateur de l'opposition Jean-Pierre Bemba à des éléments des Forces armées de la République Démocratique du Congo (Fardc) aux abords de la résidence de M. Bemba dans le centre de Kinshasa. Des sources de la MISNA sur place rapportent qu'un civil a été tué et plusieurs autres blessés dans une banque voisine du lieu des affrontements, où plusieurs personnes ont été coincées à cause des tirs, notamment à l'arme lourde, entendus pendant tout l'après-midi. L'agence France presse (Afp), donne une version similaire rapportant que la victime aurait péri dans l'effondrement d'une mezzanine de la banque touchée par un obus ; un autre civil, un cambiste, aurait été tué devant l'institut bancaire. L'Afp réfère également qu'un employé du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a été tué. Les tentatives de la MISNA de joindre le PNUD à Kinshasa par téléphone pour confirmation ont jusque là été vaines. Plusieurs appels au cessez-le-feu se sont succédés dabs l'après-midi : celui du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Willian Lacy Swing, rejoint par Jean-Pierre Bemba, et celui du gouvernement congolais, par le biais du ministre de l'Information, Toussaint Tshilombo Send. "Mon message est un appel à toutes les parties à la paix et au calme et pour demander un cessez-le-feu" a dit M. Bemba (perdant à l'élections présidentielle face à Joseph Kabila) invitant les éléments armés à "rentrer dans les campements d'origine". La tension était palpable depuis plusieurs jours à cause des réticences des militaires affectés à la garde de l'ancien vice-président de transition Bemba et des autres ex vice-présidents (Azarias Ruberwa a également près de 600 hommes affectés à sa sécurité) à regagner les rangs de l'armée, comme l'a ordonné le chef d'état-major général de l'armée.

MISNA

 


KINSHASA : TIRS ET MASSIF DÉPLOIEMENT DE L'ARMÉE, REGAIN DE TENSION

Des tirs d'armes légères et lourdes retentissent à Kinshasa depuis 11h30 (GMT) près de résidences de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, un secteur où les hommes préposés à sa garde se sont déployés et où l'armée congolaise a renforcé sa présence. C'est ce que rapportent des sources de presse internationale en précisant que les premiers tirs de Kalachnikov ont rapidement été suivis de détonations d'armes lourdes. "Ce matin, à partir de 9h (heure locale) quelques 300 hommes de l'armée régulière congolaise (FARDC) ont été déployés dans le quartier administratif de la Gombe, dotés d'armement et motorisés. Ce déploiement a provoqué un mouvement de panique de la population qui a abandonné les lieux" rapporte à la MISNA Aimé Dionzo, journaliste de la radio diocésaine Elikya, contacté alors qu'il circule sur l'artère principale de Kinshasa, le Boulevard du 30 Juin, où la circulation a timidement repris. La zone concernée par l'opération de la 7ème brigade des FARDC est celle du ministère des Affaires étrangères, de la Primature, de la Cour suprême de justice mais aussi des résidences des anciens vice-présidents Bemba et Azarias Ruberwa. "Les employés des nombreux bureaux ministériels de la zone ont préféré regagner leur domicile, les commerçants ont fermé leurs échoppes et la circulation a été momentanément coupée sur le boulevard qui mène à la résidence de Bemba" ajoute l'interlocuteur. En effet, la tension est très forte depuis quelques jours dans ce quartier de la capitale, en dépit d'un imposant dispositif de blindés de la MONUC (mission onusienne au Congo) car les 600 hommes au service de M. Bemba, chargés de sa sécurité, et le même nombre fidèles à Ruberwa refusent de regagner l'armée régulière dans le cadre du brassage prévu par le processus national de réforme de l'armée. Ils auraient dû regagner leurs quartiers à partir du 15 mars, selon l'ultimatum fixé par le chef d'état-major général. "Ils se refusent de le faire car ils exigent de majeures garanties pour leur sécurité. Le fait que ces hommes continuent d'être payés par l'état-major de l'armée représente un problème concret et un facteur de tension avec les militaires au service des FARDC" explique le journaliste en ajoutant qu'environ la moitié des hommes au service de Bemba se sont déployés à plusieurs reprises, notamment aujourd'hui, autour des résidences de leur chef, portant un bandeau rouge sur le front, parfois armés de lances, en plus de leurs fusils d'assaut ; une sorte d'acte démonstratif. Bemba estimerait que les 12 policiers affectés par décret à sa sécurité sont insuffisants. En août et novembre 2006, des affrontements post-électoraux entre FARDC, policiers et gardes de M. Bemba avaient fait une trentaine de morts à la Gombe, une commune au nord de la capitale.

MISNA


Le Conseil de sécurité exige la fin des combats

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé jeudi à la cessation immédiate des échanges de tirs qui opposaient jeudi à Kinshasa l'armée régulière de la République démocratique du Congo (RDC) et la garde de l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba. Les membres du Conseil "enjoignent aux deux parties de cesser immédiatement les échanges de tirs, d'agir avec responsabilité et de résoudre leurs différends par des moyens pacifiques", a dit l'ambassadeur d'Afrique du sud Dumisani Kumalo, qui préside le Conseil en mars, dans une déclaration à la presse.

Ils sont "particulièrement préoccupés des risques de débordement de la violence au dépens de la population civile, y compris des enfants", a-t-il ajouté.

Les membres du Conseil "soutiennent les efforts de la Monuc (Mission de l'ONU en RDC) pour aider à apaiser la situation et l'encouragent à aider à affronter ce défi en matière de sécurité en sauvegardant le processus politique en cours", a conclu M. Kumalo.

La Monuc a également appelé à "une cessation immédiate des affrontements" dans le centre de Kinshasa, où des détonations d'armes légères et lourdes étaient entendues depuis la fin de matinée.

Elle a demandé au gouvernement congolais ainsi qu'à M. Bemba, élu sénateur en janvier, "de se concerter le plus tôt possible afin d'arriver à une solution pacifique à la crise qui les opposent".

Le représentant de l'ONU en RDC, William Lacy Swing, également chef de la Monuc, "est en contact avec le gouvernement ainsi que le sénateur Bemba dans la recherche d'une solution à cette crise".

La Monuc affirme avoir "renforcé son dispositif militaire au centre-ville" et se dit prête à "prendre les mesures possibles pour assurer la sécurité de la population civile".

Les tirs ont débuté vers 11H30 GMT entre soldats des Forces armées de RDC (FARDC) et gardes rapprochés de M. Bemba, qui refuse de voir ses hommes intégrer l'armée régulière, estimant n'avoir pas de garanties pour sa sécurité.

Publié le 22 mars 2007.

Afrique Centrale


Brazzaville, victime collatérale

Les combats qui se déroulent depuis vendredi matin à Kinshasa entre l'armée et les forces de protection de l'ex-président Jean-Pierre Bemba ont débordé au Congo voisin. La capitale, Brazzaville, a été touchée de plein fouet par des obus qui ne visaient directement la ville mais qui se sont abattus sur la mairie (photo) et dans l'enceinte d'un supermarché. Selon des informations non confirmées jeudi soir, dix personnes auraient été tuées par des tirs venant de Kinshasa sur l'île de Loubassa, située au milieu du fleuve, côté congolais.

Ce n'est pas la première fois que Brazzaville est la victime collatérale des violences armées à Kinshasa.

Publié le 22 mars 2007.

Afrique Centrale


Des Belges piégés à Kinshasa

Rédaction en ligne
 

jeudi 22 mars 2007, 23:10

Quelque 350 élèves et enseignants de l'école belge et 90 élèves de l'école française ont été obligés de passer la nuit terrés dans les écoles du quartier de la Gombe, à Kinshasa où la situation s'est brusquement dégradée A Bruxelles, un comité ministériel restreint a été convoqué ce vendredi à 8 heures.

COLETTE BRAECKMAN

Les violents affrontements qui ont mis aux prises des militaires de la garde personnelle de Jean-Pierre Bemba aux forces gouvernementales ne représentent cependant pas une surprise. Il y a plusieurs jours en effet que la tension montait dangereusement.

Passant en boucle sur ses chaînes de télévision, M. Bemba, ex-chef de guerre devenu le chef de l'opposition, dénonçait l'inaction des autorités face aux incidents frontaliers avec l'Angola. Mais surtout, il refusait l'ultimatum lancé par le chef d'état-major général, qui avait ordonné à tous les militaires entourant les ex-vice-présidents en fonction durant la transition de déposer les armes pour le 15 mars, et d'accepter d'être démobilisés ou réintégrés dans l'armée gouvernementale. Alors que l'ex-président Ruberwa, tout en protestant, a obtempéré et accepté de ne plus être protégé que par 12 policiers, Jean-Pierre Bemba, se souvenant des attaques dirigées contre sa résidence en août dernier, a refusé de se séparer de ses gardes venus de la province de l'Equateur ou issus de l'ancienne Division spéciale présidentielle.
Ces miliciens parfois sous l'emprise du chanvre ou de l'alcool, avaient déjà tiré des coups de feu les jours précédents et représentaient un élément d'insécurité en plein milieu du boulevard du 30 juin, dans le quartier résidentiel de la Gombe.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les forces gouvernementales entamèrent l'encerclement du secteur. Le matin, les hommes de Bemba, le front ceint d'un bandeau rouge, sortaient sur le boulevard, tirant en l'air et entamant danses et chants guerriers. Les forces gouvernementales répondirent à ces provocations par des tirs à l'arme lourde, tandis qu'en début d'après-midi, selon une source de la Monuc (mission des Nations unies au Congo) les miliciens de Bemba élargissaient leur périmètre de tir et se répandaient dans l'avenue de la Justice, qui abrite plusieurs bâtiments administratifs et autres ambassades. Suivirent alors des échanges extrêmement violents, où l'on entendit des tirs de RPG (lance-roquettes), des tirs de mortier et même des coups de canon tirés à distance depuis des chars.

C'est alors que l'immeuble abritant la banque BCEAO fut touché par un obus, l'effondrement d'une mezzanine faisant deux blessés, dont un grièvement touché.Au rez-de-chaussée, un cambiste était tué ainsi qu'un membre du personnel du Programme des Nations unies pour le développement. Survenant en milieu de journée, au cœur d'une ville très animée, ces affrontements ont pris au piège de nombreux civils: plusieurs milliers d'enfants ont été immobilisés à l'intérieur des collèges Boboto et Bonsagani tout proches et les enfants des écoles belge et française ont été bloqués sur place.

En début de soirée, alors que les combats avaient finalement tourné à leur désavantage, les hommes de Bemba se seraient répandus dans la ville. La Belgique a donc demandé aux Nations unies de donner instruction à la Monuc d'approvisionner et protéger les personnes réfugiées dans l'école.

Un communiqué du Conseil de sécurité, non seulement exigea l'arrêt des combats mais évoqua « les risques de débordements aux dépens de la population civile, y compris les enfants ».

En début de soirée, pressé par la Monuc, M. Bemba appela à un cessez-le-feu aux micros de Radio Okapi. Dès cet instant, les tirs diminuèrent d'intensité, mais sans cesser totalement et en fin de soirée, de nombreuses personnalités, dont William Swing, le chef de la Monuc et le Commissaire européen Louis Michel, essayaient de susciter un contact direct entre le président Kabila et le sénateur Bemba, dont la résidence au bord du fleuve aurait été touchée par des tirs.

Le Soir

 


Le ministre de l'Information appelle la population kinoise au calme

Les coups de feu continuent à retentir dans le périmètre des résidences de Jean-Pierre Bemba. Ils se sont étendus jusqu'au quartier Ndolo. Ces tirs ont gagné en intensité car les coups des roquettes, des canons et des mitrailleuses sont entendus au centre ville de Kinshasa. Cependant, le ministre de la Presse et Information, Toussaint Tshilombo Send, invite les Kinois au calme et à continuer à vaquer à leurs occupations, rapporte radiookapi.net Il a précisé que le gouvernement se réunit pour se pencher sur cette situation.

« Le message à la population kinoise et congolaise, en général, c'est un message d'apaisement que leur livre leur gouvernement. Nous sommes réunis en ce moment autour de son excellence monsieur le premier ministre. Nous sommes entrain de faire le point sur la situation, et dans les heures qui suivent, le gouvernement va vous donner sa position. La population doit garder son calme et continuer à vaquer à ses occupations, puisque la situation, telle qu'elle se présente, c'est dans une partie du centre ville, dans un périmètre bien déterminé entre le rond-point Mandela et le ministère du travail. Donc, je pense qu'il faut que nos compatriotes soient rassurés que le gouvernement s'occupe d'eux. Je pense que dans une situation d'urgence comme celle-là, il faudra que nous puissions nous dépasser et afficher un comportement d'homme d'Etat. La première préoccupation est la paix et le bien-être de nos compatriotes ainsi que de tous les étrangers qui vivent chez nous. Donc, il faut qu'on se dépasse et qu'on arrive à trouver une solution meilleure en ce qui concerne la paix, puisque nous avons besoin de la paix dans notre pays. Et dans les heures qui viennent, le gouvernement va vous donner sa position parce que nous avons pris connaissance de la situation, et on ne pouvait pas rester muets. Il fallait qu'on se retrouve autour d'une table pour que nous puissions prendre nos responsabilité s, et la force revient à la loi. Mais nous ne voulons pas engager des épreuves de force parce que ce sont des Congolais qui ne doivent pas continuer à s'affronter entre eux. Nous sortons d'un long processus électoral qui a donné les institutions démocratiques élues et, tous, nous devons nous plier à ces institutions là ».

Pendant ce temps, la tension reste vive dans ce périmètre de la ville. Des personnes jointes au téléphone aux environs de midi témoignent des évènements: « Je viens de me retirer du secteur où j'étais. J'étais devant l'auditorat. Nous étions entrain d'observer de loin la présence des militaires des FARDC au niveau du parc de la Banque centrale à CADECO. Un moment donné, ils sont partis. On a vu de loin les soldats affectés à la garde de M. Jean-Pierre Bemba avancer et chanter. Bon, en avançant là, on a entendu des tirs et ça a commencé à tirer de partout, alors nous sommes partis. En ce moment, ça tire de tout côté, même à l'arme lourde. Tout à l'heure là, une balle perdue est passée entre moi et un de mes confrères. La tension est très très forte. Même les enfants au niveau du Lycée Bosangani ne peuvent pas sortir. Il y a des bus qui sont venus les chercher, mais impossible de sortir avec les enfants. Au collège Boboto, il y avait déjà une partie des enfants qui étaient partis, et même à Bosangani. Mais ceux qui attendaient les bus scolaire sont bloqués là ».

Par Okapi

    
 Nos partenaires

www.digitalcongo.net
www.africatime.com
www.allafrica.com
www.lepotentiel.com
www.rfi.fr

Écoutez en direct les Radios internationaux à travers notre site.

Bienvenu sur le site de la CEI

> Afrique: les journales d'Afrique sur RFI.

-La Voix de l'Amérique ▪ FrenchLe Monde Aujourd'hui 
 
- Africa N°1
- BBC journal audio
- CFI TV
RADIO-GUINEE.COM

L'ACTUALITÉ INTERNATIONALE
- CNN
- L'Express
- Liberation
- Le Monde
- New York Times
- La Croix
- France 2 : JT de 13h

Multimédias
- Radio Okapi
- Top Congo     

- France 2  
- TF1

Le Roi Leopold II - Genocide au Congo