|
|
|
Bukavu : guerre pour le fauteuil du président de
la société civile/Sud-Kivu
Le Potentiel (Kinshasa),14 Janvier 2006 De l'étranger où il vit depuis dix ans, le président élu de la société civile Sud-Kivu demande à son adjoint devenu sénateur, de démettre de ses fonctions l'actuel président pour mauvaise gestion. Ce dernier refuse d'obtempérer et s'en remet à l'assemblée générale, rapporte radiookapi.net Dans une lettre de révocation de Gervais Chiralirwa, vice-président élu de la société civile du Sud-Kivu, et aujourd'hui sénateur, demande à Emmanuel Rugarabura de céder le pouvoir à Joli Biaya, actuel secrétaire permanent de cette plate-forme. Il est reproché au président faisant fonction le détournement des dons envoyés aux sinistrés de la province par le président élu Joseph Kalangilwa qui vit actuellement en Suisse. Pas question de céder le fauteuil, proteste Emmanuel Rugarabura. «Le processus de consolidation de la société civile qui a un caractère inclusif étant maintenant en marche et devant se clôturer le 15 février 2006 par la tenue d'une assemblée générale élective, demeure à ce stade le seul cadre indiqué pour débattre de toutes les questions concernant la société civile du Sud-Kivu», précise-t-il. Le signataire de la lettre de révocation campe, lui aussi, sur sa position. « Quand quelqu'un reçoit une demande d'explication, il doit y répondre. Quand quelqu'un est révoqué, il doit introduire un recours, c'est tout », persiste Gervais Chiralirwa. A Bukavu, les avis divergent sur cette crise. «Cela ne m'étonne pas compte tenu des enjeux électoraux, toutes les forces politiques cherchent à se positionner par rapport à cette société civile», déclare un habitant de la ville. Par ailleurs, un homme interrogé à ce sujet suggère à Emmanuel Rugarabura d'accepter cette révocation parce que ce dernier n'a pas été élu par la base. Par contre, une femme soutient que le sénateur n'a pas le droit de démettre M. Rugarabura. «Nous allons aux élections. Là, on saura qui va conduire la société civile», dit-elle. «Tout ce que je déplore, c'est que cette société civile était la plus forte de tout le pays, elle risque de sombrer à cause de ces tiraillements...», conclut un observateur. |
Le Roi Leopold II - Genocide au Congo
|