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De nombreux soldats de
nouvelles brigades de l’armée de République démocratique du Congo (RDC) au
Nord-Kivu (est) portent des "uniformes rwandais"

KINSHASA, 18 juil 2007 (AFP) - De nombreux soldats de
nouvelles brigades de l’armée de République démocratique du Congo (RDC) au
Nord-Kivu (est) portent des "uniformes rwandais", a déploré mercredi la Mission
de l’ONU en RDC (Monuc) au cours d’un point presse à Kinshasa. La Monuc
"s’inquiète du port d’uniformes étrangers, plus précisément rwandais, par les
troupes des brigades mixées", a déclaré le major Gabriel de Brosses,
porte-parole militaire de la Mission. Cinq brigades "mixées", constituées pour
moitié d’ex-soldats insurgés ralliés au général déchu tutsi congolais Laurent
Nkunda et d’éléments des Forces armées de RDC (FARDC), ont été déployés au
Nord-Kivu. Le processus de "mixage" avait débuté en janvier à la suite d’un
accord entre Kinshasa et Nkunda, pourtant visé par un mandat d’arrêt
international pour crimes de guerre, à la suite de violents combats entre ses
hommes et l’armée régulière.
Soldats rwandais à l’Est de la RD-Congo
"Au lieu de porter les tenues des FARDC, un nombre croissant de soldats des
brigades mixées portent des uniformes rwandais dépourvus d’insignes de
nationalité" (...) alors "qu’un lot d’uniformes en dotation dans les FARDC est
disponible", a souligné le major de Brosses. La Monuc "souhaite que tout risque
de confusion soit évité et que les unités utilisent leurs tenues réglementaires"
, a-t-il poursuivi. Du 1er janvier au 15 juillet 2007, la Monuc a rapatrié dans
leur pays, sur base du volontariat, 322 combattants étrangers, presque tous
Rwandais et parmi lesquels 103 combattants, majoritairement tutsis, ayant
déserté les rangs de l’ex-général Nkunda. La Monuc s’est déjà alertée de
"l’augmentation considérable" du nombre d’hommes issus des troupes loyales à
Nkunda parmi les combattants rapatriés. Les Rwandais rapatriés issus des rangs
de Nkunda ont expliqué à la Monuc qu’ils avaient été recrutés dans différentes
préfectures du Rwanda depuis début 2007, avec la promesse d’avoir un emploi
civil en RDC. Selon des sources militaires occidentales, Nkunda disposait avant
le mixage d’un maximum de 3.500 hommes. Or il en a fourni 7.000 pour constituer
les brigades mixées et affirme avoir encore 2.000 hommes. Depuis la mi-janvier,
les violences contre les civils ont décuplé au Nord-Kivu, où plus de 130.000
personnes ont fui leurs villages, victimes d’attaques de rebelles hutus
rwandais, de miliciens locaux et aussi de militaires des brigades mixées, "en
toute impunité", selon l’ONU. La Monuc s’est en outre mercredi "fortement"
inquiétée "des tentatives déplorables de détournement ou de prise de contrôle de
l’assistance humanitaire internationale perpétrées par divers acteurs, y
compris, dans le Masisi (Nord-Kivu), par le Congrès national pour la défense du
peuple (CNDP), le mouvement politico-militaire de Laurent Nkunda.
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Le Roi Leopold II - Genocide au Congo
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