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Et si les 14
ambassadeurs étaient tués par la garde présidentielle, Jean-Bemba réapparait à
Kinshasa
(Congo Inter 25/08/2006)
Tous
les analystes politiques n'osent même pas imaginer si les ambassadeurs en
réunion dans la résidence du vice-président Jean-Pierre Bemba , étaient tous
morts suite aux bombardements de la garde prétorienne de Kabila. Le tollé qui
allait provoquer dans le monde entier. Même ses proches collaborateurs étaient
contre cette opération, qui consistait à envoyer trois messages, un à la
''communauté internationale'', l'autre au vice-président Jean-Bemba et enfin aux
kinois. L'homme qui se prétendait "l'artisan de la paix'' est devenu celui qui a
fait découvrir aux kinois la guerre la vraie. Trop d'erreurs dans le camp
présidentiel.
L'entourage de Joseph Kabila est composé des incompétents, des flatteurs, et
surtout des gens comme Olivier Kamitatu qui, hier alors secrétaire général du
MLC traitait Kabila de caporal bombardé général de pacotille. Comment un
champion du vagabondage politique, sans aucune assise, peut encore parler et au
nom de qui? D'aucuns se demandent où est passé le bouillant secrétaire général
du PPRD Vital Kamerhe qui a toujours un homme de bon sens et surtout admiré par
ses amis qui soulignent que l'effacement de celui ci au profit de Olivier
Kamitatu dans l'AMP, est une erreur stratégique de la part de Joseph Kabila.
Le vice-président de République démocratique du Congo , Jean-Pierre Bemba, a
fait jeudi à Kinshasa sa première apparition publique, 48 heures après la fin
d'affrontements entre ses partisans et ceux du président sortant Joseph Kabila.
M. Bemba, entouré des éléments de sa garde rapprochée en civil et non armée, est
apparu pendant dix minutes devant sa résidence officielle dans le centre de la
capitale, où étaient rassemblés environ un demi-millier de militants de son
parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC).
Souriant, levant à plusieurs reprises la main droite pour saluer ses militants,
M. Bemba n'a fait aucune déclaration.
Il a été applaudi longuement par les militants du MLC. "Tu es le vrai fils du
Congo. Tu n'es pas un étranger", a lancé la foule, en référence au président
sortant Joseph Kabila, dont des adversaires remettent en cause la nationalité
congolaise.
Les partisans de M. Bemba se sont ensuite dispersés dans le calme.
De dimanche à mardi, des affrontements ont opposé à Kinshasa les membres de la
garde présidentielle de M. Kabila et des éléments de M. Bemba, faisant au moins
23 morts.
Le calme est revenu depuis mardi soir à Kinshasa où les deux camps ont conclu,
sous la pression de la communauté internationale, un accord de cantonnement de
leurs troupes.
Par ailleurs, "une réunion de suivi" sur l’accord conclu mardi soir s’est tenue
mercredi soir à Kinshasa, en présence notamment du ministre congolais de la
Défense, Adolphe Onusumba, de représentants des camps Kabila et Bemba, de l’Eufor
et de la Mission de l’Onu en RDC (Monuc), a-t-on appris de sources concordantes.
"Cette réunion visait à s’assurer que l’accord est respecté (...), que
l’accalmie observée puisse se consolider", a expliqué M. Okala.
Selon cet accord, les deux camps se sont engagés à cantonner leurs militaires
respectifs.
Le 30 juillet, les Congolais étaient appelés à élire leur président et leurs
députés, lors des premiers scrutins libres et démocratiques en plus de quarante
ans dans l’ex-Zaïre. Ces élections doivent mettre fin à une fragile transition
politique, entamée en 2003 après près de cinq années de guerre (1998-2003).
Par Julie Nyembo Pene Otshudi
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Le Roi Leopold II - Genocide au Congo
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