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Stratégies pour le second tour de la présidentielle Joseph Kabila se fait inviter… partout. Par Marcel lutete du Potentiel. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que les choses sérieuses ont commencé dans la perspective du second tour de la présidentielle. Chacun de deux camps se triture les méninges : ultime objectif, remporter la mise à l’issue de la seconde manche prévue le 29 octobre 2006. Ils sont deux à être restés en lice pour le second tour de la présidentielle : Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. Au premier tour, le premier s’en est sorti avec 44, 81% tandis que le second s’est contenté de 20,03% dans un scrutin dont le taux de participation a été de 70,54%. Président sortant, J. Kabila est soutenu par l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) dont le PPRD est le parti-phare. Alors que J.P. Bemba, vice-président de la République, l’est par une autre plate-forme électorale, le Rassemblement National des Congolais (RENACO) piloté par le Mouvement de Libération du Congo, MLC. C’EST REPARTI… A quelque huit semaines du second tour, appelé à départager les deux prétendants au poste de président de la République, l’heure est aux grandes manœuvres politiques. Mieux, à l’échafaudage des stratégies. L’atmosphère est naturellement à la fébrilité. On le ressent et on le voit ces jours-ci dans les différents états-majors politiques. Après les émotions fortes ayant découlé des affrontements armés des 20, 21 et 22 août dans Kinshasa la capitale, le calme est quelque peu revenu dans les esprits. Le moment est sans nul doute venu pour chaque camp de mettre au point un paquet de nouvelles stratégies face aux réalités qui se présentent aujourd’hui sur le terrain. Chacune de deux parties cherche, en effet, à mettre toutes les chances de son côté. Question de rallier, le moment venu, le plus grand nombre de suffrages dans une joute électorale où l’on va certes jouer au quitte ou double mais où il est cependant exigé des uns et des autres respect des règles du jeu, fair-play…et acceptation des résultats qui sortiront des urnes après le scrutin du 29 octobre prochain. Le camp du candidat Joseph Kabila semble avoir compris qu’il doit se donner des moyens pour faire passer la victoire finale à laquelle il aspire, du domaine du rêve aujourd’hui à celui de la réalité demain. D’abord, des moyens en ressources humaines, et financières ensuite. Dans tous les cas, le président de la République sortant vient, lui-même, d’enfourcher le cheval de la « séduction » à l’endroit de ses potentiels électeurs. Peut-être s’est-il rendu compte qu’il y avait, dans son camp, un déficit de communication, de transmission vers la population de ses idées, de sa vision et de son image de marque. …POUR UNE NOUVELLE AVENTURE Il faut bien se dire que, depuis le week-end dernier, Joseph Kabila a annoncé les couleurs de ce qu’il compte déployer comme actions demain pour s’assurer la victoire au second tour. « Même s’il ne s’agit pas tellement d’un coup d’éclat, la visite impromptue qu’il a rendue au vice-président Arthur Z’Ahidi Ngoma en ses bureaux de travail, l’audience qu’il a accordée à une délégation de l’équipe nationale de football, les Léopards, à quelques heures de son explication avec les Namibiens, sa descente-surprise chez le secrétaire général du PPRD, Vital Kamerhe…et son bain de foule auprès d’un groupe de jeunes kinois ne manqueront pas néanmoins de marquer les esprits », a fait remarquer un observateur avisé de la politique congolaise. « Cela, a-t-il noté, concourt à améliorer l’image du président Kabila dans l’opinion ». Surtout qu’il en a besoin, particulièrement dans la capitale et dans la province du Bas-Congo où il est arrivé derrière son concurrent Jean-Pierre Bemba. En tous les cas, cela s’inscrit dans la droite ligne de l’exercice auquel se livre depuis quelques temps le PPRD. Son secrétaire général s’en est enthousiasmé dimanche sur une chaîne de télévision de la place. « Kabila, a-t-il affirmé avec force, est un homme d’ouverture. Il aime les Kinois, il les porte dans son cœur », a-t-il ajouté, avant de s’épancher : « S’il n’y avait pas de contraintes sécuritaires, on verrait le président à Bandal, partout dans la ville, partager sa vie avec les Kinois…». Et comme l’a laissé entendre un membre de la société civile, quel que soit le bout par lequel on voudra bien prendre cette série d’actions amorcées par Joseph Kabila, lesquelles ne rentrent pas dans la campagne électorale pour le second tour – prévue pour la fin de ce mois de septembre – il faut bien reconnaître que ce dernier est en train de jeter des jalons qui pourraient, à terme, lui procurer des gains. |
Le Roi Leopold II - Genocide au Congo
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