L’autopsie de
l’échiquier politique en RDCongo
Depuis
le départ du président Mobutu, bien des choses ont changé,
sauf peut-être la mentalité congolaise. Habitué aux
responsables bon bavards mais moins travailleurs, le
congolais, plus particulièrement le kinois, a acquis un
comportement particulier, celui de ne jamais accepter la
personne qui n’agit pas comme lui. Nous devons comprendre
que le temps de Na sakola, sakola, naloba, loba est révolu
et il faut désormais orienter nos efforts vers le travail
pour sortir notre Congo du sous-développement. On ne peut
pas rester très longtemps nostalgique de ces passé et ces
dirigeants qui autrefois véhiculaient des mensonges
maquillés par des fausses vérités.
Une haine injustifiée
« Kabila, un rwandais », « Kabila doit partir », « Tout sauf
Kabila » !
Un lot de slogans qui indisposent d’autres congolais!
Pourquoi tant d’acharnement contre ce jeune président?
Est-ce pas la jalousie ou simplement une haine déréglée et
sans fondement qui caractérise l’état d’esprit de ceux qui
la diffusent et l’entretiennent en apportant, en outre,
aucune moindre preuve de ce qu’ils avancent?
En tant que facteur central du système politique congolais
pendant la transition, il était prévisible que Kabila soit
la cible privilégiée de tous ses adversaires politiques,
dont certains, sans vergogne, ont fait de ces slogans
ci-dessus leur fond de commerce pour tromper les congolais,
annihiler leur bon sens et les tirer vers le bas!
Ces diffamateurs, réduits à lancer des slogans autour de sa
nationalité, n’ont jamais avancé des critiques sur la
manière dont il a géré la transition. Ce n’est ni de la
flatterie ni quoique ce soit qui va dans ce sens parce que
tout congolais honnête reconnaît que Joseph Kabila a prouvé
que, dans un pays comme la RDCongo, il est possible de faire
une promesse politique et de la réaliser. En fait, Il y a de
cela cinq ans qui pouvait croire qu’un jour, la RDCongo
connaîtrait cette étape de la démocratie au regard des
velléités belliqueuses qui caractérisaient les groupes
rebelles ?
Du sadisme politicien en RDCongo: Nuire pour nuire! Faire du
mal pour le plaisir!
Le président Joseph Kabila paie-t-il aujourd’hui le prix de
son silence, du respect des autres et des règles du jeu
établies au profit de la paix en ayant accepté de réunir
autour d’une même table tous les belligérants?
Traité injustement de rwandais ou d’enfant adoptif,… il a
subi en silence les injures les plus immondes, les calomnies
les plus abjectes qu’un homme normal et bien dans sa tête ne
peut jamais adresser à son semblable, des diffamations
délirantes propres aux psychopathes.
Même s’il se dit être vacciné contre ces genres de
diffamations, Joseph Kabila connaît pourtant des moments
difficiles d’agressivité de tous les côtés. N’oublions pas
que ceux qui souffrent beaucoup de cette ‘’chasse à courre’’
contre Joseph Kabila, ce sont ceux là qui l’ont vu naître et
grandir. Ils ne comprennent pas cet acharnement. Ils sont
dépassés parfois par les événements. Ils n’arrivent plus à
comprendre comment ces mensonges fabriqués de toutes pièces
sont devenus «réalités pour certains», créant ainsi une
haine diabolique contre leur enfant, leur frère et neveu.
On ne peut pas le nier, avec les élections, ces mensonges
ont pris une dimension telle que des campagnes
d’intimidations ont été menées contre toute personne ou
organisation osant dire, en toute honnêteté, du bien de
Joseph Kabila: menaces de mort, insultes, traités de
corrompus… ! Certains mêmes ont vu leurs biens détruits ou
encore pillés.
Oui, à force de matraquer et de tourner en boucle
constamment les mêmes mensonges, certains esprits faibles
ont fini par s’approprier de ces délires comme leurs
vérités. Cette manipulation psychologique a pu s’imposer
parce qu’elle n’a pas trouvé du répondant pour lui faire
face.
L’entourage du président : indolence et incompétence?
Au regard de ce qui précède, d’aucuns s’interrogent si le
président Joseph Kabila est un homme seul ! Le premier tour
des élections présidentielles est révélateur de certaines
défaillances d’ordre qualitatif dans son entourage, en
l’occurrence d’ordre humain qui, sans conteste, ont été à la
base des résultats négatifs dans la province capitale
Kinshasa et les environs. La mobilisation sur cette partie
du pays n’a pas été en mesure des enjeux, avec pour
conséquence de privée au président de l’emporter au premier
tour !
En tout état de cause, les mensonges ont, à chaque fois,
balayé la vérité lorsque celle-ci apparaissait. Ne
rencontrant pas de contre, une partie de la population s’est
forgée une vraie barrière psychologique pour ne rien
entendre sur la nationalité congolaise de son président. Ces
faiseurs de mensonges, devenus très habiles, n’ont jamais
hésité à faire tourner la planche aux mensonges pendant que
ceux qui sont chargés et payés pour faire face
instantanément à cette fronde ont fait preuve d’indolence
sinon d’incompétence avérée en continuant à ronfler sur
leurs oreilles ou en jouant la sinécure par des réunions
interminables.
A titre d’illustration : Certains, au lieu de procéder à des
enquêtes sérieuses enfin d’établir de façon claire les
origines congolaises du président Kabila, ils ont d’abord
sous-estimé la situation et encore plus, ils n’ont pas
hésité à mettre l’huile sur le feu en publiant des
biographies mal élaborées et travaillées à la hâte, créant
ainsi plus des doutes et polémiques autour de la nationalité
du président. Leur manquaient-t-ils les moyens de le faire ?
Non ! Ou bien attendaient-ils que le président puisse
apporter lui-même les éclaircissement sur ses propres
origines? Alors pourquoi ce silence autour de la nationalité
du président pendant si longtemps? Pourtant, tous les
éléments convaincants sur ses origines congolaises pouvaient
être mis à leur disposition d’autant plus qu’il ne
s’agissait pas ici de développer une thèse de doctorat pour
faire ce travail mais d’être animé simplement d’un sentiment
altruiste pour confondre ces menteurs.
Nous ne faisons pas un procès d’intention, mais nous nous
rendons compte, à juste titre, qu’autour du président Joseph
Kabila, l‘intérêt personnel, la flatterie et autres tares
comme au temps de Mobutu se sont installés par certains
individus qui s’y sont infiltrés pour accomplir leur sale
besogne de soutirer de l’argent pour un résultat nul. En
plus, telle que les choses évoluent, la qualification
d’amateurisme politique de la part de ceux qui sont sensés
aider le président justifie le fait que le président
apparaît comme un homme seul. Plus grave encore, certains
manifestent même des doutes sur les origines du président
Kabila. Ils ont un pied dedans et un pied dehors et se
préparent à changer de camp« au cas où les choses iront mal
» disent-ils sous la table. Le président a besoin des hommes
et des femmes compétents, fidèles et sincères.
Le nouveau instrument incontrôlé de la démocratie, négligé
Il est vrai que l’internet est devenu désormais le moyen le
plus rapide de communication écrite sans censure, pour ne
pas dire un instrument incontournable de la démocratie
galopante. Grâce à cet outil, les faiseurs des mensonges
sont devenus très fort et très populaires. Ils ont su
simplement exploiter cet outil de communication.
Pourtant, nous constatons que l’internet n’a jamais été pris
à sa vraie valeur par ceux là sensés aider le président. Il
n’a jamais été exploité d’une manière profitable mais
surtout relégué au second rang laissant la place aux
diverses réunions journalières qui n’en finissent pas. A ce
niveau, nous avons considéré qu’il était inconcevable d’être
autant démuni, fait préjudiciable à la capacité d’évaluation
de la réalité nationale et internationale, au sommet de
l’état.
Ainsi donc, en faisant semblant d’ignorer ce nouveau system
de communication, ils se retrouvent souvent déphaser par
rapport à la réalité et agissent souvent en retard.
Si c’est au travers l’internet que les mensonges sur la
nationalité du président, sur les premiers faux résultats
des élections, sur le soi-disant vente de l’uranium et le
prétendues injures contre les kinois ont pu atteindre une
grande partie de la population congolaise, c’est également à
partir de cet outil que devrait circuler la vérité pour
combattre avec efficacité le mensonge. Les faiseurs de
mensonges ne dorment pas. Ils récupèrent tout pour mentir
partout. Et, tant que leurs batteries ne seront pas
déchargées, ils continueront à exercer leurs activités
nuisibles à la démocratie.
En définitive, nous congolais voulons la paix et le travail
pour subvenir à nos besoins élémentaires de la vie et non
d’être gavé des mensonges et des promesses déjantées des
vendeurs d’illusions qui, nostalgiques devant Satan et les
hommes, se promettent de faire rentrer l’ambiance des 32 ans
de dictature où ils étaient les maîtres et le peuple
congolais des esclaves.
Le temps est à la reconstruction du Congo. Pour cela, le
pays a besoin des dirigeants crédibles, travailleurs et
capables de présenter avec respect ce grand pays sur la
scène internationale. Le train de l’histoire doit prendre le
départ et non rester sur place à cause des discussions
inutiles sur les sexes des anges.
Georges Motingia
Comité Fédéral UCDP/ Europe