1. ONZE
RAISONS QUI DÉMONTRENT DES AFFINITÉS
PROFONDES ENTRE LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS ET
PAUL KAGAME
Kinshasa, RDC, le 7 février 2007 (GLAC) -
La négociation insolite du gouvernement
congolais avec Laurent Nkundabatware, le
lieutenant de Paul Kagame, nous a permis de
considérer et de répertorier les signes qui
dénotent des penchants ou des affinités
profondes entre le criminel Kagame et
certaines personnalités dans le gouvernement
de Kinshasa.
Nous reproduisons ci-dessous 11 points qui
justifient notre grande préoccupation par
rapport à l’avenir d’un Congo vraiment
indépendant et autosuffisant.
1. L’attaque de Nkundabatware et Mutebusi
sur Bukavu en juin 2004 :
Après avoir commis des crimes ignobles à
Kisangani et dans le Nord Kivu, Laurent
Nkundabatware et sa soldatesque prennent le
contrôle de Bukavu, chef lieu du Sud Kivu,
sous le regard insouciant des autorités de
Kinshasa. La résistance des Mai-Mai tiendra
tant bien que mal contre cet homme armé par
la Communauté Internationale représentée en
RDC par la très omnipotente MONUC ainsi que
par le biais du Rwanda et de l'Afrique du
Sud.
Pendant tout ce temps, à Kinshasa, c’est une
politique d’insouciance et de discours vides
de sens qui fait manchette dans la presse.
Aucune action concrète n’est envisagée.
Après plusieurs jours de pleurs et de cris
de la population du Kivu, et devant
l’implication évidente de la Monuc
découverte par tout le peuple congolais
partout sur le territoire national, des
manifestations d’étudiants éclatent à
Kinshasa, Bukavu, Lubumbashi et dans
d’autres villes. Embarrassé, le gouvernement
congolais envoie à la dernière minute les
militaires pour repousser l’envahisseur et
sécuriser Bukavu.
2. L’arrivée du nationaliste Mbuza Mabe au
Sud Kivu et son retrait :
Mbuza Mabe, nommé commandant en chef de la
10ième région militaire du Sud
Kivu, met fin au contrôle de Nkundabatware à
Bukavu. Il sécurise Bukavu et la confiance
regagne la population. Ironiquement, au lieu
de donner plus de pouvoir et de moyens à ce
vrai fils du Congo pour lui permettre de
sécuriser tout l’Est du pays, Mbuza Mabe est
diabolisé par Ruberwa et Kagame, traité de
génocidaire et incriminé dans les massacres
de Gatumba par leurs commanditaires
(Ruberwa, Bizima, Nkundabatware et Mutebusi,
la chanson bien connue sera relayée par la
MONUC très complice des tueries de
Gatumba).Ce général patriote sera rapidement
muté de cette région qui a tant besoin de
lui. En échange on place un lieutenant de
Kagame, Agolowa Tangilo. Il est clair qu’en
mutant Mbuza Mabe, Kinshasa ne voulait pas
sécuriser le Kivu. Et pour des raisons
stratégiques non avouées, il était important
que l’Est du Congo reste sous le contrôle du
Rwanda.
3. L’affaiblissement des Forces Armées
Congolaises (FARDC) :
Le Congo est l’un des pays les plus riches
en ressources naturelles au monde. Dans une
situation de guerre qui vient de durer dix
ans, il est impensable que le Congo tout
entier soit incapable de fournir des troupes
capables de bouter dehors un lieutenant
rwandais entouré de 2000 hommes (gonflement
à souhait des effectifs pour dicter les
négociations) comme Nkundabatware. Pour bien
affaiblir le Congo et ouvrir ses portes aux
pilleurs de toutes sortes, il faut le priver
d’une armée forte, disciplinée et organisée.
Quelque soit le gouvernement démocratique
qui prendra le pouvoir à Kinshasa, la
qualité du nationalisme devra s’exprimer
avant tout par la réorganisation d’une armée
capable de défendre, hors de tout doute, la
grandeur du territoire congolais. Le
gouvernement congolais devra donc éviter de
former ses officiers dans les pays
occidentaux, ceux là même qui convoitent le
Congo et fomentent des guerres pour
s’assurer que les congolais restent des
esclaves éternels. Déjà les sources dignes
de foi font état de l'acceptation par le
gouvernement congolais que la fameuse MONUC,
l'oeil et le bras armé de Kagame, forme la
"nouvelle armée congolaise", quelle ironie,
quelle traitrise, quelle cécité d'esprit et
quel patriotisme ou nationalisme de poules
mouillées ou encore de chiens battus !
Le Congo n'a que faire des officiers formés
dans ces pays et qui reviennent avec une
culture du lavage de cerveau visant à servir
le maitre colonial et asservir son propre
peuple tout en se reniant lui-même. C’est
cette culture qu’on trouve actuellement dans
l’armée congolaise, une armée truffée des
traitres kagamistes démoralisateurs et qui
préparent la troupe à la fuite à chaque
balle tirée par les ennemis rwandais. Cela
ne signifie pas que les congolais sont
incapables de combattre, mais qu’ils sont
constamment infiltrés et trahis au niveau de
l’exécutif de l’armée. Il est inacceptable
que le Congo n’ait pas des troupes fiables
capables de défendre son intégrité
territoriale, et cela après dix ans de
guerre.
4. La froideur dans le traitement du dossier
de la zone de Minembwe :
Malgré les tonnes d’armes qui sont stockées
à Minembwe et l’existence des Etats-Major de
Patrice Masunzu et Jules Mutebusi, aucun
effort n’a été engagé pour récupérer ces
stocks d’armes et déloger les mercenaires
rwandais des hauts plateaux d’Uvira.
Les congolais ne doivent pas s’illusionner.
Le dossier Minembwe ne sera jamais fermé.
Seule une vigilance continue et acharnée de
tous les congolais peut protéger le Congo
contre ce plan de démembrement, de conquête
et de domination par la création d’un Etat
terroriste sur le territoire congolais. Même
si la zone de Minembwe est finalement
pacifiée, le plan procédera de la façon
suivante :
-
Sécuriser la représentativité des tutsi au
niveau du gouvernement congolais, ce qui
permettra de corrompre et d’obtenir des
appuis de taille pour approuver la création
de la zone de Minembwe.
-
Préparer simultanément la zone de Minembwe
pour son rôle, avec le concours des milieux
démocrates américains et des britanniques,
ainsi que celui de plusieurs ONG. Il y a une
mobilisation pour financer le développement
accéléré de cette zone par rapport au reste
du pays. Actuellement, avant même la
création de cette zone, les démocrates
américains, qui disposent de fonds gratuits
et quasi-illimité de par leurs liens étroits
avec les banquiers, seraient prêts à
financer la création d’un aéroport, d’une
université de l’Afrique des Grands Lacs
(sorte de Université Harvard machine à
donner des diplômes aux futurs décideurs
judicieusement choisis) et d’un grand centre
hospitalier à Minembwe. Et même à travers
cette reconstruction c’est une porte qui
s’ouvrira pour faire entrer des armes plus
sophistiquées. Minembwe sera le Kosovo
congolais.
-
L’étape précédente achevée, la zone sera
devenue en un clin d’œil un État dans un
État. Son pouvoir sur le gouvernement ne
sera plus un problème, et son indépendance
suivra. Le Congo se retrouvera sous la
menace constante d’un État terroriste,
surarmé, surpuissant, gouverné par ceux-là
même qui ont organisé toutes les guerres de
la région des grands lacs depuis 1979 de
Tanzanie en Ouganda et de l'Ouganda au
Rwanda et puis au Burundi et maintenant en
RDC qui était l'objectif final.
Il est donc impératif que le Congo récupère
cette zone qui est une partie intégrante du
territoire national et qui ne doit pas
connaitre un développement séparé à la
manière des zones d'apartheid en Afrique du
Sud. L'idée de colonie semblable à Gaza en
Palestine, occupée par Israël, n'a pas droit
d'exister en RDC. Le parlement devra aussi,
pour appuyer ces actions, voter et amender
des lois interdisant la création de
nouvelles zones sans consentement par
referendum des habitants de toute la
province.
5. La démobilisation des Mai-Mai :
Au moment ou le gouvernement de Kinshasa
laisse tous les tutsi à l’Est du Congo armés
jusqu’aux dents par les mêmes forces
occultes au devant desquelles se retrouve la
MONUC, on a vu une pression très forte, sans
précédents et non justifiée pour la
démobilisation des Mai-Mai. En conséquence,
l’Est du Congo est aujourd’hui contrôlé par
Nkundabatware au Nord, et Mutebusi-Masunzu
au Sud, et ceci à la barbe de la fameuse
MONUC. La seule force qui était supposée
défendre les autochtones du Kivu, les vrais
Mai-Mai, a été dédoublée, diabolisée par
Kagame et sa MONUC pour être ensuite
dissoute et démobilisée.
Cette stratégie est extrêmement dangereuse
pour l’avenir du Congo. Elle ne peut être
menée que par ceux qui sont en faveur du
contrôle du Congo par le Rwanda. Pour
rappel, au moment de l’occupation de la RDC,
lorsque les troupes congolaises fuyaient
devant l’ennemi, le peuple congolais doit
garder en mémoire et écrire dans ses livres
d’histoire que seuls les Mai-Mai, très
faiblement armés, mais avec une
détermination d’acier, ont tenu fort contre
l’envahisseur, affaiblissant et bloquant
ainsi son avance vers l’ouest du pays. Le
jeu politique actuel est en faveur de
l’ennemi, parce qu’il neutralise la
résistance congolaise et renforce les
occupants rwandais.
6. Le choix de Paul Kagame comme médiateur :
Ne peut être médiateur entre deux parties en
conflit que celui à qui ces deux parties
accordent confiance et crédibilité. Le
gouvernement congolais en choisissant Kagame
pour servir de médiateur avec Laurent
Nkundabatware, instrument de ce même Paul
Kagame démontre sa manière sarcastique de
déconsidérer et de rabaisser davantage le
peuple congolais après les effroyables
crimes de ces mêmes Paul Kagame et
Nkundabatware au Congo. A l’heure ou l’on
chante la paix et la démocratie, c’est la
preuve indéniable pour affirmer que le Congo
est sous le contrôle de Paul Kagame.
Le Congo n’était-il pas en mesure de trouver
quelqu’un d’autre, dans le monde, pour
assurer le rôle de médiateur?
La rapidité avec laquelle cette affaire a
été menée, les louanges de toute la presse
unanime et unie dans sa rescousse envers
les criminels, montre que cette affaire a
été orchestrée de main de maitre, et c’est
un signe qui ne trompe pas.
7. La présence dans le gouvernement
congolais de personnes qui ont des affinités
très profondes avec Paul Kagame :
Deux personnes occupent des postes clés qui
sont déterminants pour l’avenir du Congo et
une autre a été mise à la porte. Nous
pouvons citer :
a-
Denis Kalume Numbi, Ministre
d’état du gouvernement Gizenga :
Denis Kalume Numbi est Ministre chargé de
l’intérieur, de la décentralisation et de la
sécurité. Avant ce poste il était Ministre
de la reconstruction nationale. L’homme est
en étroite collaboration avec les anciens
mobutistes basés en Belgique et qui
travaillent étroitement avec les milieux
tutsi du Rwanda pour relancer la guerre au
Congo. Il a été cité dans une affaire de
blanchiment d’argent impliquant aussi des
japonais, nouvelle qui a fait jaser les
milieux belges à Bruxelles, toutes les
chancelleries dans la capitale Kinshasa
ainsi que tous les ministères congolais
impliquant jusqu’à la présidence de la
republique.
Il a été écarté au moment de la publication
de son nom dans le rapport du panel des
experts de l'ONU et ce, pour quelques temps,
avant de revenir au pouvoir par une autre
porte. Cet homme qui survit à tous les
remaniements et qui n’a jamais pris de
position tranchante face aux mercenaires qui
tentent de controler l’Est du Congo
n’inspire pas confiance. Dans les milieux
politiques à Kinshasa on croit qu’il a été
placé à ce poste, non pas pour jouer le role
de défenseur du Congo, mais plutot comme un
homme du chef de l’Etat.
b-
Habarugira Ministre de la
défense du gouvernement 1+4, après avoir été
vice-ministre de l'intérieur dans le même
gouvernement :
Qui est cet ancien Ministre de la
défense écarté du gouvernement Gizenga ? De
nationalité rwandaise, Habarugira est le
ministre de la défense issu de la formule
1+4. Il est marié à la petite sœur de M.
Djamboleka, l’ancien gouverneur de la banque
centrale du Congo sous le gouvernement Kengo.
Habarugira, grace a sa triple nationalite
(rwandaise, congolaise et canadienne), est
l'interlocuteur potentiel entre les milieux
canadiens et le gouvernement rwandais. La
maison d'Habarugira à Gatineau, banlieue
d’Ottawa, a vu défiler des personnages aussi
lugubres que sinistres tous complotant
contre la RDC. Quel autre endroit serait
bien indiqué que cette ville d’Ottawa,
capitale nationale canadienne pour servir à
cette besogne? Habarugira a été recommandé
comme ministre de la défense par le Rwanda
et introduit à ce poste par Ruberwa dans le
cadre de la formule 1+4.
c- . Antipas Mbusa Nyamwisi Ministre
d’Etat du gouvernement Gizenga chargé des
Affaires étrangères et de la coopération
internationale :
L’homme qui passait plusieurs heures dans
l’enclos de la résidence de Yoweri Museveni
à Kampala, insistant et persévérant pour
avoir la chance de lui parler, n’est autre
que le petit frère de Mbusa Nyanmwisi. C’est
lui qui va occuper le Ministère des Affaires
Etrangères pour représenter les intérêts du
Congo au niveau international. Lui et Bemba
sont tous deux sous la même tutelle de
Kampala.
La question que nous nous posons est de
savoir si ces hommes vont vraiment
représenter le Congo ou plutot représenter
les intérêts de leur maitre qui leur a
facilité leur positionnement à Kinshasa,
après des crimes qui ont endeuillé toute la
nation et pour lesquels la Communauté
Internationale ferme sciemment les yeux.
8. L’alliance tardive de Ruberwa à la
majorité présidentielle :
Ruberwa, après avoir subi un échec cuisant
au niveau national, se tourne vers ceux qui,
croyait-il, pouvaient l’entendre, pour
négocier des alliances. Comment quelqu'un
comme Ruberwa peut etre accepté par la
majorité présidentielle alors que c’est un
candidat malheureux rejeté par la population
et qui n’avait plus de place dans le
gouvernement en cours? Ce geste présente
encore une fois l’évidence indéniable d’un
penchant pour les instruments du Rwanda.
Notons que Ruberwa et Bemba sont des oiseaux
d’un même financement dans leur
« rébellion ». La encore, les ennemis du
Congo utilisent le principe de cet amibe qui
se sépare en deux pour vivre dans un
environnement qui lui est hostile. Comment
les ennemis du Congo peuvent-ils perdre
quand ils ont leurs joueurs dans toutes les
équipes?
Si les congolais ne restent pas vigilants,
le Congo cessera d’exister. Car, le plan
concocté par les tutsi contre le Congo n’est
pas un plan à court terme. C’est un plan qui
mis en œuvre lentement mais surement, au
cours des décennies à venir.
9. Casser toute initiative d’amener devant
la justice les auteurs des crimes contre
l’humanité commis en RDC :
Tout le monde sait que la Cour Pénale
Internationale (CPI) a condamné l’Ouganda
pour son occupation du Congo et que l'ONU a
declare Nkundabatware criminel contre
l'humanité. Les autorités congolaises
semblent avoir passé l’éponge sur l'un et
sur l'autre et avoir renvoyé ces dossiers
aux oubliettes, au nom de quelle moralité? A
Kinshasa, personne n’en parle plus. Le
peuple peut-il savoir pourquoi ce silence de
la part de ceux qu'il a élu avec fierté ?
Cette attitude complaisante envers les
envahisseurs qui ont commis des crimes au
Congo et dont le gouvernement ne fait aucun
effort pour les faire comparaitre à la CPI
est une autre évidence du penchant des
autorités congolaises envers les
envahisseurs du pays.
10. L’échange du mandat d’arrêt contre la
liberté de Laurent Nkundabatware :
Le fait que le gouvernement de Kinshasa
puisse accepter de descendre aussi bas est
un signe révélateur de ce qui risque
d’arriver à Kinshasa si les fils et filles
du Congo perdent de vue le contrôle de la
souveraineté nationale. C’est aussi un
exemple suffisant qui peut déjà garantir que
les crimes effroyables commis sous
l’occupation de Kagame resteront impunis.
Tous ces morts appartiennent donc à la terre
et aux oubliettes de l’histoire. Une telle
attitude, quel que soit le régime
démocratique qui la soutiendra à Kinshasa,
ne sera que celle d’un régime à la merci du
Rwanda.
11. Le brassage des troupes :
Sous le terme innocent de brassage des
troupes, ce qui se passe vraiment est
l’inclusion dans les Forces Armées
Congolaises, de traitres au Congo, de
rwandais ou d’outils du Rwanda, dont le
rôle consistera à laisser la porte grande
ouverte aux ennemis du Congo pour commettre
d'autres crimes qui se traduiront en
génocide total. Comme on peut le voir, la
procédure avance rapidement, et le plan est
en place depuis longtemps. Les ennemis sont
au Nord Kivu et à Minembwe, en Ituri et au
Nord Katanga, à l'Equateur et au Congo
Central. Partout dans le pays il y a une
population dépouillée de toute défense. Qui
peut aujourd'hui affirmer qu'il ne le savait
pas ?
Les raisons de notre conviction sont
nombreuses et nous lançons un appel
humanitaire pour que tous nos lecteurs nous
fassent parvenir d’autres signes qui sont en
leur connaissance pour que le tableau soit
complet. GLAC se fera le grand plaisir de
les diffuser comme suite à cet article, dans
une prochaine édition.
Source: GLAC