Accueil Informations Forum Galerie Contacts

 

 

Rubriques

La une
Documents du parti
Politique nationale
Nouvelles de Kinshasa
Nouvelles des provinces
Actualités africaines
Politique internationale
Analyse
Sports et loisirs
Courriers des lecteurs
Archives
Liens
Galeries photos

illustration infos

Partis politiques : parlons-en

Par Modeste MUTINGA

Une information publiée dans la presse au début de cette semaine a retenu mon attention. Une plate-forme est en gestation. Elle pourrait avaler celles déjà existantes, particulièrement celle de l’Opposition : l’Union pour la Nation, UN. Elle se dénommerait; Union pour la Patrie, UP. Si je m’en tiens seulement à la sémantique, je ne vois pas où se situerait réellement la ligne de démarcation entre l’Union pour la Nation et l’Union pour la Patrie.

Un jeu de mots ? Je laisse à leurs concepteurs et aux initiateurs de cette démarche politique le droit de s’assumer. Mais ce que j’ai retenu, c’est que l’on vante déjà cette plate-forme qui regrouperait 112 partis politiques, 22 syndicats et 58 personnalités politiques, disons des indépendants pour coller à l’ actualité. C’est ici le sens à donner à ma réaction. Tenez.

Mettre dans une même marmite « Politiciens-Syndicalistes - Indépendants », c’est de la bouillabaisse. On ne sait vraiment pas à quelle sauce on va s’abreuver pour aligner ainsi des gens sortis des milieux divers. C’est une manifestation incontestable de manque de vision, d’objectifs, de programme et de projet de société.

Il y a là un réel problème de crise de valeurs. L’impression qui se dégage, c’est que la classe politique congolaise refuse de s’émanciper, de tirer les leçons utiles du passé.

Dans ma dernière livraison, Nota Bene 4793, « Vision, réformes de Kabila : bilan et perspectives », je me suis appesanti longuement sur les actes, actions et enseignements du président de la République. Je me suis employé de relever les bonnes intentions, les premiers pas timides de la mise en œuvre de ces réformes, à résumer la vision du chef de l’Etat avant de m’attarder sur les insuffisances liées à l’application de ces réformes. Aussi, me suis-je interrogé sur les raisons et les causes qui pourraient justifier cette gestion hasardeuse du pays. Etait-ce un problème d’hommes, de moyens, d’organisation, de moralité ou d’impunité ? Ce que j’avais omis expressément de citer, c’était des Partis politiques.

Oui. Des Partis politiques qui se présentent comme des coquilles vides, évoluant au gré des vagues pour ne pas dire au gré des opportunités politiques pour des privilèges du pouvoir. Uniquement.

Il n’existe pas de valeurs au-delà des individus. Tout se passe comme si le président de la République n’avait besoin que des « griots ». Que non !

L’une des grandes faiblesses que je n’avais pas relevées dans ma dernière réflexion demeure justement ce manque de capacité de s’organiser des partis politiques en tant que mouvement pour éveiller la conscience nationale. D’un côté, les partis politiques de la majorité présidentielle ne disposent pas de « politiques de développement » spécifiques dans chaque secteur de la vie nationale pour accompagner le président de la République dans ses initiatives de création d’emplois, d’accès des populations à l’eau potable, à l’éducation ; de s’adonner à la construction des logements sociaux…..

Il en est de même de ceux de l’Opposition qui devraient confronter leurs « politiques de développement » à celles de la majorité. Malheureusement, tous ne jurent que par la conquête du pouvoir, l’accession à des postes ministériels, mais sans vision ni politiques nationales de développement.

Le cas de la France devrait inspirer la classe politique congolaise avec ce projet « d’emprunt général ». L’opposition française n’avait pas tardé pour démontrer, arguments à l’appui, que cet « emprunt général » pourrait conduire la France à la dérive économique. Comme alternative, elle a proposé la suppression de toutes les faveurs fiscales faites aux entreprises privées. Si ces faveurs étaient supprimées, cette mesure réduirait la dette publique de l’Etat et permettrait de répondre aux exigences budgétaires de l’Union européenne. Au niveau de la France, mais aussi sous d’autres sereins, les partis politiques fonctionnent comme des gouvernements au sein desquels des personnalités désignées s’occupent des secteurs précis du pays. Ces partis politiques élaborent leurs propres politiques, (entendues comme programmes d’action de développement et de promotion humaine), qui s’affrontent objectivement à celles des gouvernements, enrichissant ainsi le débat national.

Certains partis politiques en République démocratique du Congo restent, jusqu’à preuve du contraire, des coquilles vides. Ce qui pose un sérieux problème sur le niveau du débat national. Ils n’ont rien d’autre en tête que la course aux privilèges du pouvoir, accentuant davantage la crise de leadership. Sans projet de société, sans programme politique, les partis politiques n’ont de ténors que de nom. Versatiles et malléables à souhait, ils deviennent des caisses de résonance, des propagandistes. Mais une fois sortis du gouvernement, d’autres institutions ou dépouillés de tous les pouvoirs, ils ne survivent pas à la déchéance de leurs chefs.

Où sont ces partis politiques qui ont bénéficié des circonstances de temps ? Qu’ont-ils fait de la confiance que le peuple leur a manifestée ? Le MNC-L, le PSA, le MPR, l’ UDPS, l’ AFDL, pour ne citer que ces sensibilités politiques qui n’ont pas survécu à l’épreuve de temps. Faute d’idéologie, de convictions politiques, de programme et d’organisation pour se doter des structures des partis politiques classiques qui imposent leur vision de la chose politique au Gouvernement.

Ainsi que je le disais dans le chapitre précédent, la réussite de toutes les réformes entreprises par le président Kabila, devrait être ressentie comme une réussite de tous les partis politiques membres de l’AMP. L’immobilisme, les hésitations, les volte-face et la mal gouvernance de certains leaders de cette plate-forme sont dangereuses, car pouvant conduire à un échec. Ce qui se traduirait par l’écroulement de la majorité.

Au regard de ce qui précède, j’apprends que dans les dix prochains jours, le président de la République pourrait procéder au changement de l’équipe gouvernementale. Reconduire les mêmes à la veille des échéances électorales serait suicidaire compte tenu de grands défis socio-économiques auxquels il faudrait faire face pour satisfaire la demande sociale.

    
 Nos partenaires

www.digitalcongo.net
www.africatime.com
www.allafrica.com
www.lepotentiel.com
www.rfi.fr

Écoutez en direct les Radios internationaux à travers notre site.

Bienvenu sur le site de la CEI

> Afrique: les journales d'Afrique sur RFI.

-La Voix de l'Amérique ▪ FrenchLe Monde Aujourd'hui 
 
- Africa N°1
- BBC journal audio
- CFI TV
RADIO-GUINEE.COM

L'ACTUALITÉ INTERNATIONALE
- CNN
- L'Express
- Liberation
- Le Monde
- New York Times
- La Croix
- France 2 : JT de 13h

Multimédias
- Radio Okapi
- Top Congo     

- France 2  
- TF1

Le Roi Leopold II - Genocide au Congo