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Les élections approchent, l’Udps s’impatiente Par Le Potentiel
Quelle suite réservera-t-on à Etienne Tshisekedi et à son parti, Udps, à leur requête liée à l’implication dans le processus électoral ? Que fera le lider maximo au cas où il n’aurait pas obtenu satisfaction à ses revendications posées comme préalables ? Ces interrogations ne cessent de préoccuper l’opinion nationale devenue à la fois anxieuse et inquiète. Le Ciat, le gouvernement et la Cei sont donc interpellés pour un compromis politique dans l’intérêt de tous. Voilà plus d’un mois que l’Udps a adressé deux lettres ; respectivement à la Commission électorale indépendante, Cei , et au Comité international d’accompagnement de la transition, Ciat, renouvelant son engagement à s’impliquer dans le processus électoral. Dans ces deux lettres, l’Udps sollicitait la réouverture des bureaux d’enregistrement pour permettre l’enrôlement des Congolais. Y compris bien sûr ses sympathisants qui n’ont pas pu s’enrôler pour des raisons connues de tous. Si dans sa réponse, la Cei s’est appuyée sur des contraintes de calendrier électoral pour ne pas accéder à la demande de l’ Udps, elle a néanmoins laissé une ouverture pour des candidats à différents postes. Ils pourront s’enrôler le jour du dépôt de leurs candidatures. Mais entre-temps, les bureaux étaient restés ouverts au Bandundu et à l’Equateur. Comme si’ l’on demandait subtilement et malicieusement à l’Udps d’ en tirer toutes les conséquences qui s’imposent. Incroyable. Cependant, le Ciat n’a pas encore répondu à cette requête. Du moins, de façon officielle et consensuelle. A part la déclaration de l’ambassadeur américain qui appuyait la Cei et qui laissait entrevoir une dissonance entre les ambassadeurs des pays membres du Ciat. Mais, des échos favorables invitaient à l’espoir d’un compromis. Telle cette déclaration de Aldo Ajello, représentant spécial de l’Union européenne dans la Région des Grands Lacs et qui ne désespère pas à la conclusion « d’un compromis », foi de son expérience politique dans la région des Grands Lacs. L’Udps y croit également. ENTRE LE DOUTE ET L’ESPOIR Cependant , l’ Udps est écartelée : entre l’ espoir et le désespoir pour autant que les élections approchent et aucune réponse rassurante n’est encore enregistrée. Il ne serait donc pas souhaitable qu’à cette étape de la transition, l’on soit encore amené à craindre un nouveau bras de fer à même de retarder si pas d’entraver le processus électoral. A quelques mois de son aboutissement, il est de bon ton que chaque partie positive son attitude en mettant un peu d’eau dans son vin. Il semble que, sur ce point précis, l’Udps a fait des concessions notables en revenant sur son intransigeance consistant à ne plus reconnaître les institutions de la transition à partir du 30 juin 2005. Et pour éviter d’être indexée comme le goulot d’étranglement de la transition ou de tourner en rond, Etienne Tshisekedi a écrit au Ciat pour lui signifier l’implication de son parti, l’Udps, dans le processus électoral en cours. Cette attitude de flexibilité a été saluée par tout le monde, aussi bien sur le plan interne qu’international. « C’est la détente politique », avait-on entendu dire dans différents milieux politiques et diplomatiques à Kinshasa. Car, elle procédait du principe, librement convenu à Sun City, d’inclusivité de tous les acteurs politiques congolais dans la réalisation des objectifs de la transition, dont le principal se trouve être la tenue d’élections libres, transparentes et démocratiques. En outre, l’annonce du retour de l’Udps dans le processus électoral comporte cet avantage de rassurer tout le monde quant à la crainte d’une éventuelle contestation des résultats des scrutins. Mais, pour l’heure, l’Udps est partagée entre l’inquiétude et l’impatience. Sa démarche semble butée à des entraves dignes de la ramener à ses positions tranchées. Tout simplement parce qu’elle est assortie de quelques revendications, notamment la réouverture des bureaux d’enrôlement, sa présence dans la gestion de la Commission électorale indépendante (Cei) et de la Haute autorité des médias (Ham) ainsi que le règlement politique de la question de l’homonymie du sigle Udps dont se prévalent trois partis politiques différents. La question est de savoir pourquoi le retour de l’Udps dans le processus électoral fait l’unanimité sur le principe et divise quant à sa concrétisation. « C’est une question de volonté politique », disent d’aucuns, soulignant qu’il n’est nullement question de faveur à accorder à ce parti dont on attendait depuis toujours une flexibilité vis-à-vis du processus de transition. L’ESPOIR EST ENCORE PERMIS Interrogés à ce sujet, quelques hauts cadres de l’Udps se sont confiés à nos collaborateurs. Selon Rémy Massamba, secrétaire général de l’Udps, l’espoir est toujours permis, même si cela traîne et devient parfois inquiétant. Surtout qu’il est attendu une réponse écrite, laquelle tarde à tomber. Même son de cloche de la part du conseiller politique d’Etienne Tshisekedi, Me Mukendi wa Mulumba. Ce dernier a déclaré que son parti était toujours dans l’attente d’une suite de la part du Ciat et de tous les autres partenaires concernés. « Des contacts sous diverses formes se poursuivent pour l’aboutissement heureux de notre dossier », a ajouté Me Mukendi sans manifester un optimisme béat. Le Ciat, le gouvernement et la Cei devront donc faire preuve de flexibilité pour l’organisation sereine des scrutins et l’acceptation par tous des résultats des élections. L’Udps exprime un besoin que l’on ne peut pas lui refuser totalement quand bien même il avait pris le train de la transition en marche. Il y a donc lieu de se référer à ce qui s’est passé au Burundi avec le Fdd-Cndd et qui a conduit à la réussite des élections. L’Udps estime, en tant qu’acteur politique majeur, disposer d’un droit de regard sur l’organisation des scrutins et la manière dont les médias officiels sont gérés pendant cette période cruciale. Un terrain d’entente peut être trouvé entre les revendications de l’Udps et les exigences temporelles, matérielles et financières de la Cei. Alors, autant privilégier le plus important, comme l’a recommandé le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa : « De l’ autre côté, les responsables de la Cei doivent aussi se montrer raisonnables. L’ Udps a compris qu’ elle doit aller aux élections avec les autres. C’est ça le plus important ». C’est tout dire.
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Le Roi Leopold II - Genocide au Congo
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